– PRESSE –

Logo Kiblind Gueugneau Maxime | 06.04.16

Direction Survet – ABC Nippon

L’interview

Les quatre Lyonnais de Direction Survet ne se rassemblent pas pour rien. Appelés ci ou là pour d’autres aventures, ils prennent le temps, de temps en temps, d’enregistrer un album. Grand bien nous fasse, car le deuxième du nom est un petit bijou de musiques picturales. ABC Nippon (S.K Records) nous en a tellement fait voir qu’on a souhaité connaître les tenants et les aboutissants de l’histoire. Alors, on a posé deux-trois questions aux intéressés.

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Arnaud Idelon

Vaulx Jazz 2012

A grands coups de tremolos distordus sur guitare double manche, de samplers et claviers débridés et d’une batterie tantôt incantatoire,tantôt parodique, Direction Survet aura offert à la salle, transformée en fosse pour l’occasion, un son envoûtant et psychédélique flirtant avec un vaste échantillon d’influences, sans jamais s’y fixer.

En-deçà -ou au-delà- de toute implantation générique, la musique des quatre lyonnais aurait mis en échec le meilleur des critiques tant la poétique de la rupture -rythmique et mélodique- condamne toute mise en système.

Le critique et son irrépressible besoin d’inventorier toute influence aura pourtant cru reconnaître d’un morceau -voire même d’une mesure- à l’autre, quelques échos, se revendiquant et se dérobant dans le même temps, des Pink Floyd à Radiohead, des Doors à Franz Ferdinand, de Garbage aux Prodigy, de Black Sabbath à Groundation etc.

Tantôt l’un, tantôt l’autre, l’identité musicale de Direction Survet ne se cantonne à aucun rapprochement puisqu’elle naît d’un métissage musical maîtrisé, à l’instar de -notez cet irrésistible désir de rapprochement- Ween ou The Cat Empire.

Le commentateur zélé aura tôt fait de pondre le plus difforme des néologismes pour tenter de qualifier le son des Direction Survet ;

pour ma part, c’est bien volontiers que je porte mon dévolu sur l’élégant indie-new-wave-jazzo-high-psychedelico- dubometal-tout épithète supplémentaire est le b(..)-rock. Mais à quoi bon les rapprochements ?

A quoi bon les étiquettes ?

Les Direction Survet n’ont pas un style mais sont un style, ils sont un genre, un son, un monde.

Il y aurait même un dialecte Direction Survet si l’on s’en tient au franglais du guitariste Stéphane Cézard sur deux morceaux.

N’en doutons plus, ces gars-là ne sont pas de ce monde mais du monde des songes -du rêve à la transe- des pyjamas et des survêts !

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